Récentes contributions de la NIAC

L'ARBRE À VOEUX DE LOCRONAN

 
Le Cyclovoeux est une installation conçue pour le passage du tour de France, à Locronan, le 26 juin 2021. C’est un arbre mort que la municipalité a « planté », sur la place centrale du village. Dans cet arbre totem sont suspendus des selles, des guidons et 7 attrape-rêves fabriqués à partir de roues de vélos. Le 7 étant un chiffre magique ou sacré. Ce sont les 7 continents, les 7 couleurs de l’arc-en-ciel, les 7 saints de Bretagne... Au Japon, tous les ans, le 7 juillet, la 7e nuit du 7e mois, à l’occasion de Tanabata, la fête des étoiles, on met en place des arbres à vœux où tout le monde peut venir inscrire ses souhaits sur des papiers. Ensuite, on attache ceux-ci aux branches, de manière à matérialiser ses aspirations pour une vie et un avenir meilleurs. Cet arbre à prières, arbre votif, ou arbre à palabres, on le retrouve dans de nombreuses cultures dans le monde. Ainsi, du 16 juin au 7 juillet 2021, les passants ont pu accrocher leurs vœux sur les branches de notre Cyclovoeux conçu à partir de la récupération d’objet. Cette récupération d'objet fait le portrait de notre société actuelle, une société de surconsommation et de gaspillage. C’est pourquoi nos attrape-rêves sont ouvrés seulement à partir de matériaux ou d’objets qui ont déjà servis et qui sont détournés de leur usage habituel.
Notre but ? 
Faire exister des idées poétiques à partir de rien pour créer des rencontres, partager, susciter des échanges...

MERCI à : l’entreprise Cadiou — AllOcasion Plogonnec (ex Planet Occas) — Super U Plogonnec — Bricomarché Douarnenez - Dominique Bradol — et aussi à Ludo, Marc, Jean-Louis... et à la Mairie de Locronan, sans qui ce CYCLOVOEUX n’aurait pu accueillir vos souhaits !

CHUT !

Le souffle. Technique mixte

CHUT ! 

Peinture et poésie,

Ce recueil est la rencontre de deux expressions avides l'une de l'autre - la peinture et la poésie - au sein d'un même espace, le livre.

Il regroupe 25 poèmes de Christophe Casazza et 25 peintures de Virginie Descure.
Dans ce voyage, l'expression poétique et picturale s’amalgament pour mieux se compléter. On y croise amoureux, immigrants, avides, dieux, ermites, conquérant, hypocrites, narcisses…

MOTS À MAUX

Quand je vois tous ces maux, je deviens aphasique

Je n'ai plus rien à dire, mais je devrais crier

Mutisme du langage, maladie pathétique

Nous en sommes tous atteint, c'est notre cécité

 

Dés que l'on voit qu'un autre, souffre d’indifférence

L'appareil phonatoire ce met en mode silence

Est ce une absence d'âme, une funeste influence

Qui nous masque la vue, met nos ouïs en absence ?

 

Nous conjuguons souvent, révolté au passif 

Une perte d'opinion face à trop d'indicible

Cette absence de parole est due à une lésion

De notre bienveillance, et de toute compassion

 

Il est bien plus facile pour sa chère accalmie

De médire sur les autres, de persifler du mal 

Une plaisante expression, au charme inextricable

Une source d'inspirations qui jamais ne tarit

 

Mais je maudit ici, l'absence de parole vraie

Déficits sensoriels, pensés sans plus de sens

Qui affectent l'expression des jugements contraires

Privent de toute révolte, et de tout changement

 

J'aimerais un jour revoir,

ces beaux mouvements du cœur

Qui nous poussent à aimer,

ceux qui passent à nos portes

J'attend peut-être trop,

des autres qu'ils commencent

Mais être valeureux, n'est pas dans ma constance